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Rugbywomen: « On dit que le rugby est un sport de garçon, mais c’est faux »

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Camilo León-Quijano a remporté le prix du meilleur diaporama sonore de l’association Diapéro pour son travail consacré à un club de rugby féminin à Sarcelles. Le photographe et sociologue a suivi le parcours d’adolescentes déterminées qui brisent les stéréotypes liés à la banlieue et au monde du sport.

Les photographies en noir et blanc sont superbes, les émotions sont palpables. Dans un diaporama sonore récompensé en novembre dernier par l’association Diapéro, le doctorant en sociologie Camilo León-Quijano immortalise les entraînements et les matches de jeunes rugbywomen, des guerrières des temps modernes originaires de Sarcelles dans le Val-d’Oise (95).

Intitulé « Les rugbywomen: plaquer les stéréotypes », le travail du photographe colombien met en avant des éléments bien peu présents dans la représentation de l’espace public : les joueuses de rugby, et les sportives en banlieue.

 

« Il y a des choses qui font mal au coeur: on fait les même choses que les garçons, on fait même plus que les garçons pour montrer qu’on peut en faire autant qu’eux, mais actuellement, le rugby féminin n’est pas du tout développé », explique la voix off une jeune fille tandis que défilent les images de joueuses grimaçant dans l’effort, ou dans les tribunes lors de la finale du Top 14 en juin dernier.

 

 

Une confiance niée par la société et les médias

C’est dans le cadre de sa thèse « socio-ethnographie visuelle des pratiques urbaines à Sarcelles : le genre dans la construction sociale de l’espace » que Camilo León-Quijano a suivi les sportives.

Lors d’une séquence, l’une d’entre elles apprend qu’elle est acceptée dans un centre d’entraînement de haut niveau. Ses pleurs de joie résonnent alors que défilent les photos d’elle, dissimulant son visage plein d’émotion.

« Le rugby leur donne une confiance qui, souvent est niée par la société et les médias », a expliqué León-Quijano au journal Libération, partenaire du Prix Diapéro.

Actuellement, la plupart des joueuses de rugby françaises ont un statut amateur et ne sont donc pas rémunérées comme des professionnelles (source: Le Monde).

L’intégralité de l’interview de Camilo León-Quijano sur Libération est à découvrir ici.

Ann-Laure Bourgeois 

 

 

 

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