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Combats, débats et stimulation prostatique : la face cachée du mois de novembre

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L’ACTU EN RE-VUE | Les grands sujets ne font pas toujours les gros titres. Pour vous, Les Intelloes revoient à la hausse la qualité de l’info. Checkés et sélectionnés avec soin, voici les articles du mois dernier qu’il ne fallait surtout pas rater.

 

Novembre, c’est l’entrée dans le froid, le vrai. Novembre, c’est quand il fait déjà nuit à la sortie du taf. En novembre, même les matins sont nocturnes. Novembre, c’est aussi le mois où l’on court après les cadeaux de Noël à offrir, ou du moins après l’idée qu’on se fait de la course qui nous attend, quand on daignera s’y prendre à la dernière minute.

Vous savez quoi ? Gardons l’esprit de fête, même si tout nous pousse à regretter le printemps. Laissez-nous vous en offrir un de cadeau et prenez le temps de lire les nouvelles. .

Combats, débats et stimulation prostatique : la face cachée de l’actualité du mois de novembre

// Erika Lust : femme, réalisatrice porno et combattante du harcèlement sexuel 

Bien placée pour parler des univers propices à réduire la femme à l’état d’objet sexuel, la réalisatrice suédoise de films pornographiques féministes Erika Lust a choisi de s’exprimer sur le harcèlement sexuel.

« Le porno, qui est un fantastique miroir de notre société, montre de façon flagrante l’étendue de cette pratique violente de la sexualité qui nie le plaisir et le consentement des femmes. »

Féministe convaincue et parmi les pionnières dans son domaine, Erika Lust ne manque jamais une occasion de défendre le droit des femmes à assumer leurs propres désirs. Mais plus important encore, leur droit inaliénable de refuser toute forme de compromis quant à la réalisation ou non de ces derniers.

Pour « offrir un environnement de sécurité sexuelle aux actrices » de façon décisive, elle a donc trouver LA solution. Une solution qui, appliquée à bien d’autres domaines, pourrait grandement participer à l’éradication du harcèlement sexuel au travail. Une parole libérée, libératrice et inspirante à lire sur le site du Huffpost.

 

 // 2017, année symbolique ?

« De la Women’s March en réaction à l’élection de Donald Trump, aux mouvements #Metoo et #BalanceTonPorc, en passant par l’avènement en France du débat sur l’écriture inclusive, un vent de révolte inédit souffle sur les sociétés occidentales. Les futurs manuels d’histoire parleront-ils de l’année 2017 comme d’un pivot dans la lutte contre le patriarcat ?  »

Cet article dresse le « bilan non-exhaustif de douze mois de bouleversements« , et il nous rappelle qu’il y a de quoi être fières. Merci Slate.

 

// La charge mentale n’est que la partie émergée de l’iceberg

« Les femmes sont poussées, dès le plus jeune âge, à être ce que la psychanalyste américaine Lynne Layton appelle des « êtres relationnels », tournés vers les besoins des autres, plutôt que vers les leurs. »

L’empathie, la médiation, l’écoute, l’entretien des sentiments, la pédagogie au sein du couple, la relance ou le maintien d’une conversation, le conseil ou encore la simulation d’orgasme… autant de charge émotionnelle qui, une fois encore, revient en grande partie aux femmes.

Et pourtant, cette « douceur « naturelle » n’est pas. Elle est le fruit d’une socialisation précoce, différente entre les genres. » Le sourire, qu’il soit sollicité par les harceleurs de rue ou par Marie-Claire « qui [le] promeut comme un « lifting naturel » , n’est définitivement pas un trait inné de notre statut de femelle.

Un article passionnant aux sources multiples. Et un sujet qui n’a pas fini de faire parler. À lire sur Rue89.

Du SEXE !

// GQ nous fait plaisir

« Nous sommes en 2017. Non seulement les femmes ont le droit de se masturber, mais vous avez le droit de masturber une femme (en lui demandant la permission). »

Alors là, on a mis le doigt sur THE article à faire passer entre toutes les mains. Où toucher ? Avec quelle intensité? Pendant combien de temps ? Avec quel type de mouvement ? À quel rythme ?

A l’appui, un classement pour chaque pratique. Voilà qui devrait rendre heureuses bien des femmes. Pourquoi ne pas tenter de lui faire deviner à quel groupe vous appartenez ?

Un « retour aux basiques » à lire sur GQ Magazine.

 

// « Embrasse-moi, mets ton doigt dans mon cul »

Si les paroles tout à fait réjouissantes de cette chanson ne vous disent rien, il est peut-être temps d’y remédier. Une fois que vous aurez trouvé ces quelques notes entêtantes grâce à la magie du web, restez dans le thème avec cet article sur « la stimulation prostatique » .

Parce qu’effectivement, bien qu’on ait notre petit avis perso, on est en droit de se demander ce que les autres femmes en pensent. Quant à savoir ce que les plus concernés ont à en dire, il n’y a qu’un doigt. Oserez-vous le lui proposer ?

Une pratique sexuelle obscure à explorer sur 20minutes.

 

// Des pasionarias du porno parlent de leur hobby

Des « après-midis entières au lit à [se] masturber devant du porno » , un combo « porno + vibro » des plus efficaces… Eh ouais mon gars, la « masturbation du flemmard » n’est pas uniquement réservée aux mecs. De patience et de temps, on en manque tous !

Quatre filles racontent pourquoi elles adorent le X (et la facilité n’y est pas pour rien…). Des témoignages libérateurs et révélateurs à découvrir sur le site de Glamour.

 

// Enfin 10 conseils sur le sexe que vous n’avez pas entendus un million de fois

« Pour aider les couples dans des relations à long terme à être plus imaginatifs au lit » , le Huffpost a demandé à des experts de partager un conseil non-conventionnel. « Regardez-vous vous masturber » ou encore « Ayez la main baladeuse » font ainsi partie de cette liste de recommandations atypiques que l’on peut trouver dans l’article.

Il était peut-être un peu trop tôt pour dire qu’on avait déjà tout entendu. À lire sur le site du Huffpost.

Le BONUS du mois

ENFIN : Dyke_on

« En matière de magazines, et même dans le monde de la mode établi, il n’y a pas vraiment de place pour les femmes lesbiennes.« 

Nous vous présentons un des premiers magazines de mode destinés aux femmes lesbiennes, ‘ »Dyke_on » (dyke signifiant lesbienne, en anglais). Le compte Instagram du magazine, support sur lequel Rain Laurent, la rédactrice en chef, œuvrait jusqu’alors, est suivi par 5930 personnes. Le « numéro zéro » est sorti en novembre à Paris, mais nous l’avons découvert via cet article publié sur Dazed et on a hâte de le suivre à la trace.

Comme l’indique Dazed, beaucoup pourront citer d’innombrables hommes gays très hauts placés dans l’industrie de la mode. Les femmes lesbiennes, elles, c’est à peine si on y songera. Au mieux, pourrions-nous en citer trois ? Un comble, non, quand la mode a pour première cible les femmes ?

Il s’agit de donner à un public large, exigeant, attentif et surtout demandeur, ce qu’il attend. C’est aussi une rare opportunité de renverser un peu le photo shoot classique, voire plan-plan, sur lequel une foule d’hommes et de femmes hétéros caucasiens font figure de norme.

Au sommaire du magazine : de la mode, de la littérature, de l’art et des portfolios.

Vous pourrez trouver Dyke_on en France, dans des musées (comme le Palais de Tokyo) ou des petites librairies spécialisées (comme Ofr, à Paris). Le magazine propose également des produits dérivés ici.

… Et n’oubliez pas, en attendant le mois prochain, gardez les yeux ouverts et l’esprit affranchi !

Cassiopée Giret

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