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La rentrée littéraire des Intelloes : trois livres écrits par des femmes

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Les Intelloes font leur rentrée littéraire ! Pour l’occasion, nous avons sélectionné pour vous trois livres romans écrits par des femmes à lire pour bien commencer l’année scolaire. 

Les heures rouges de Leni Zumas
Les heures rouges de Leni Zumas

© éditions Presses de la Cité

Un roman futuriste et troublant d’une réalité en devenir. Une nouvelle ère s’annonce aux États-Unis. L’avortement est interdit et la PMA pour les femmes seules est sur le point de devenir illégale également. Un Mur rose a même été construit à la frontière canadienne.

Dans une petite ville de l’Oregon, quatre femmes animent ce formidable récit. Chacune d’entre elles se questionne à sa manière sur la maternité et la féminité, sans trouver de réelles réponses. La biographe, 42 ans, tente d’avoir un bébé toute seule. La fille, 16 ans, tombe enceinte lors de son premier rapport. L’épouse ne supporte plus ses enfants et sa vie de mère au foyer. Quant à la guérisseuse, 32 ans elle est considérée comme une sorcière et soigne les problèmes gynécologiques des femmes avec des potions dans sa forêt.

Un ouvrage terriblement féministe à lire et à transmettre pour ne jamais oublier que les droits fondamentaux des femmes peuvent disparaître du jour au lendemain.

Les heures rouges, Leni Zumas, traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch, éditions Presses de la Cité, paru le 16 août 2018, 408 pages, 21 euros.

Cent jours pour être heureux d’Eva Woods
Cent jours pour être heureux

© éditions Cherche Midi

Un hymne à la vie. Annie a tout perdu : sa maison, son époux, son fils et même sa meilleure amie. Elle déteste son job de comptable, son appart’ miteux et son colocataire. Pour couronner le tout, sa mère est atteinte de démence précoce alors elle passe son temps à l’hôpital de Lewisham (Angleterre). C’est une femme triste et cela se voit…

Un jour où elle rencontre Polly. Une trentenaire joyeuse et entourée, en bref, tout l’opposée d’Annie. Pourtant, Polly a une tumeur au cerveau et il ne lui reste que trois mois à vivre. Les deux jeunes femmes vont alors se lancer le défi de vivre ces derniers jours dans la joie et la bonne humeur. 

Eva Woods dresse le portrait de deux femmes que tout oppose mais qui vont finir par se réunir. Elle offre ainsi une belle leçon de vie et d’amitié.

Cent jours pour être heureux, Eva Woods, traduit de l’anglais par Tania Capron, éditions Cherche Midi, à paraître le 20 septembre 2018, 560 pages, 21 euros.

La marcheuse de Samar Yazbek
La marcheuse

© éditions Stock

La guerre syrienne à travers les paroles d’une jeune fille. Rima est atteinte d’une étrange maladie. Aucun son ne sort de sa bouche mais ses pieds ne s’arrêtent jamais de marcher. Ils la guident. L’adolescente a la « bougeotte« . Sa mère est même obligée d’attacher une corde à son poignet pour qu’elle ne s’échappe jamais.

En août 2013, alors que mère et fille se rendent chez une amie en bus, la première est tuée par balles à un check-point. L’adolescente blessée est emmenée par son frère dans la zone assiégée de Ghouta (Syrie). Tapie sous terre, elle commence alors son récit en s’adressant directement à son lecteur. Elle parvient toutefois à trouve refuge dans sa mémoire où le Petit Prince et ne Alice au pays des merveilles la quittent jamais.

Avec La marcheuse, Samar Yazbek offre une vision différente – presque naïve – et bouleversante du conflit syrien.

La marcheuse, Samar Yazbek, traduit de l’arabe par Khaled Osman, éditions Stock, paru le 22 août 2018, 304 pages, 20,99 euros.

Judith BOUCHOUCHA

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