Les chroniques des invités

Ces adeptes de la drague lourde qui pourrissent vos soirées (ou chronique d’une célibatarde)

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J’AIME SORTIR, J’AIME DANSER. Que ce soit dans un bar ou une boîte, et accompagnée de mes copines, tous les lieux sont bons pour se prendre pour les Destiny’s Child d’un soir.

Stan Smith au pied et regard toujours à l’affût, je danse le Mia sur la piste. Quand surgit de nulle part le Scanner.

STADE 1 du mec en soirée, le scanner fait en réalité office d’adjoint-vigile. Il s’adonne à son passe-temps favori : passer minutieusement en revue chaque nouvelle membre de  la gent féminine entrée dans la boîte, l’analysant de la tête aux pieds.  Tout cela dans le but de déterminer si elle est susceptible d’être dans son tableau de chasse imaginaire.  Verre à la main, paille posé sur la lèvre inférieure d’une bouche légèrement entrouverte, le scanner n’a pas de temps à perdre. Son objectif : un écrémage-éclair, pourtant non dénué d’efficacité.

Grillé comme DSK 

STADE 2 : L’architecte. Toujours le nez en l’air, tête remuant au rythme de la musique, ce dernier tente des approches, mine de rien, avec un intérêt feint pour ces poutres imaginaires au plafond. L’examen du lieu lui permet d’en arriver jusqu’à sa cible. De mon côté, je le vois arriver de loin. Il est grillé comme DSK dans un magasin de peignoirs. Et pourtant, rien ne l’arrête. La légende raconte qu’il est aussi appelé sous-marin.

STADE 3 : Le magicien ! Hors de mon champ de vision l’espace de quelques minutes, il apparaît soudainement, à quelques centimètres, calant son déhanché au rythme du mien, l’air enjoué. Le magicien est talentueux, il sait mettre à profit chaque instant où vous regardez ailleurs. Tout sourire, il vous prendra ensuite la main pour vous entraîner sur le dancefloor.

Il résiste aux regards furieux

STADE ULTIME : Le Rideau de douche, terme si bien trouvé par l’humoriste Baptiste Lecaplain. Au bout de nombreux recalages, ce dernier, fort d’une assurance et d’une ténacité incroyable colle, frotte, procurant une sensation qui égale celle éprouvée par vos oreilles à l’écoute de Maître Gims (hormis le fait que vous ne saignez pas).  Le rideau de douche ne lâche pas l’affaire, résiste aux regards furieux. Et c’est à ce moment que j’ai découvert que mes copines, pour venir à mon secours, ont la capacité de se transformer en muraille de Chine en quelques secondes.

Ils sont toujours là

Au milieu d’une foule dont le taux d’alcoolémie frôle dangereusement celui de Gérard Depardieu après son arrivée en Russie, ils sont là, toujours présent à ces soirées,  ils draguent (lourdement), il branchent (ou essaient), et parfois vous ne savez pas pourquoi.

 Mais la dernière fois, en soirée, j’ai surtout vu mon amie décliner une invitation à danser et tenter de retirer sa main que le mec avait saisie. Sans y parvenir, avant qu’une microlutte ne s’engage et que ce dernier ne se décide à lâcher prise. « Il est chiant », a-t-elle lâché en secouant sa main endolorie. Oui, il est chiant. Et insistant. Incapable de comprendre que « non, c’est non ».

Scanners, magiciens ou rideaux de douche, laissez la drague lourde aux vestiaires. Arrêtez votre numéro et vous finirez peut être par en avoir un (ou avoir le mien).

Curly M. 

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