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Masturbation chez les femmes: tabou or not tabou ?

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Un sondage Ifop datant de 2017 révèle que de plus en plus de femmes se masturbent. Cependant, le plaisir solitaire reste occasionnel pour certaines, inexistant pour d’autres.

Sex toys, pornographie, littérature érotique… Les supports pour éveiller la libido sont de plus en plus nombreux. 

Ces changements pourraient laisser entendre les femmes ont d’avantage tendance à se prêter aux joies du plaisir solitaire. Pourtant, il n’en est rien.

Si la proportion de femmes se livrant à la masturbation a fortement augmenté, la pratique reste occasionnelle. D’après un sondage de l’Ifop en 2017, 74% des femmes admettent s’être déjà masturbées au cours de leur vie, contre à peine 19% en 1970.

Une augmentation conséquente, donc. Mais le déséquilibre est important entre hommes et femmes. 14 % d’interrogées reconnaissaient se masturber au moins une fois par semaine, contre 50 % d’hommes. 

Une pratique enrobée de pudeur

Le sondage révèle également que 46 % des femmes n’ont jamais osé parler de masturbation à leurs « amies proches ». 22 % n’en ont pas parlé à leur partenaire. Si la pratique se démocratise, elle reste pourtant enrobée de pudeur.

Au cinéma, en chansons… Les femmes revendiquent le droit à se faire du bien, comme l’a montré la série Sex and the City qui a mis les sex toys à la mode dans les années 2000.

Sextoys. Crédit: Doctissimo

Sextoys. Crédit: Doctissimo

Selon le sondage Ifop, une femme sur deux déclare avoir eu recours à un sextoy lors de la masturbation en 2017, contre seulement 9% il y a dix ans ! 

Et ces objets du plaisir ne sont plus réservés aux célibataires, puisque 28% des femmes en couple se sont masturbées au moins une fois dans le mois écoulé !

Lors d’une table ronde organisée par Les Intelloes sur le plaisir féminin le 8 mars dernier, les intervenants présents avaient mis le doigt sur la méconnaissance des femmes à propos de leur corps, ou encore sur les injonctions qui pesaient sur leur sexualité. La masturbation peut aider à résoudre tout cela. 

Se défaire de la vision « pénétrante » de la sexualité, se débarrasser des normes sociales selon lesquelles le plaisir ne se pratique qu’à deux peut aider à lever les tabous sur la masturbation. 

 

Héloïse Rakovsky

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