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Dans les médias, à l’école… L’homophobie est encore bien présente

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Le 17 mai est la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Une occasion de rappeler que si la parole se libère autour des agressions, l’homophobie est encore présente dans la rue, les médias ou à l’école.

« Les droits des personnes LGBTs dans le monde ». C’est le thème de cette journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Considérée comme une maladie, voire un crime dans certains pays, l’homosexualité est encore loin d’être acceptée en France.

L’Hexagone fête cette année le cinquième anniversaire de la loi sur le mariage pour tous. Cette avancée majeure a permis une plus grande égalité. Cependant, SOS homophobie recensait une hausse de 15% des agressions physiques contre les personnes homosexuelles et transexuelles l’année dernière.

  • Actes homophobes : des témoins immobiles

Chaque année, le rapport de l’association fait état de l’homophobie et de la transphobie en France. 2017 marque une augmentation considérable des actes homophobes, avec 1650 témoignages recueillis, soit 4,8% de plus que l’an dernier. Une triste constatation qui inquiète celles et ceux qui voudraient pouvoir vivre leur amour au grand jour.

« Sales pédés, sales tarlouzes »

Jean et Laurent, racontent au site d’information Konbini qu’ils font leurs courses dans un supermarché des Yvelines le 3 mars dernier. Ils sont insultés et agressés.« Sale pédé, sale tarlouze » , leur jette-t-on à la figure. La scène est violente, mais les témoins restent passifs.

 

 

Dans Le Monde, Jean-Luc raconte que quatre années après son agression, il doit toujours faire des séances de kiné pour soulager les douleurs liées aux coups qu’il a reçu. « Finissez-le, c’est un pédé ! », a hurlé son agresseur, alors que les passants qui assistaient à la scène restent immobiles.

Des histoires comme celles-ci abondent sur la ligne téléphone d’écoute d’SOS homophobie. Une situation inquiétante qui s’expliquerait par une vague de haine née des débats sur le mariage pour tous, selon l’association.

  • Dans la cour de récréation

L’année dernière, le milieu scolaire enregistrait une hausse de 38% d’actes homophobes et transphobes.

Un nombre alarmant puisqu’on sait que les jeunes LGBT ont entre 2 et 7 fois plus de risque d’effectuer une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de leur vie que le reste de la population. « Pédé » reste également l’insulte la plus entendue dans les cours de récréation en 2018.

  • Dans les médias

Lieux publics, voisinage, famille, travail… Les agressions homophobes affleurent de partout. Y compris dans les médias.

Le 18 mai 2017, un jeune homme de 19 ans était viré de chez lui selon l’association Le Refuge. Ce drame se produisait après que l’animateur Cyril Hanouna ait révélée l’homosexualité de ce dernier dans un canular téléphonique de l’émission Touche pas à mon poste.

Une blague de très mauvais goût qui nourrit les clichés sur les LGBTs, surtout lorsqu’elle est diffusés devant des millions de téléspectateurs.

Face à ces constations, la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie arrive à point nommé. Au programme le 17 mai :  des tables rondes, des stands de sensibilisation, des projections-débats, des expositions…

Morgan Freeman disait : « Je déteste le mot homophobie. Ce n’est pas une phobie, vous n’avez pas peur, vous êtes juste des connards. »

Héloïse Rakovsky 

 

Victime ou témoin de violence homophobe ou transphobe ? Vous avez besoin d’être écouté ? Vous pouvez obtenir de l’aide sur : https://www.sos-homophobie.org/

 

 

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