Les Intelloes Le magazine des (im)pertinentes Sat, 18 Aug 2018 09:34:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.3 /wp-content/uploads/2017/11/cropped-LOGO-2-32x32.png Les Intelloes 32 32 « Une femme noire et grosse, ça fait peur à l’écran ! » /une-femme-noire-et-grosse-ca-fait-peur-a-lecran/ /une-femme-noire-et-grosse-ca-fait-peur-a-lecran/#respond Sat, 18 Aug 2018 09:13:09 +0000 /?p=6110 Sabine Pakora est actrice et comédienne. Aux Intelloes, elle a parlé des rapports de domination dans le monde du cinéma, du théâtre, et de la difficulté pour les femmes noires de s’y faire une place. Pouvez-vous citer plusieurs noms de comédiennes noires françaises ? C’est de cette question qu’est né Noire n’est pas mon métier […]

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Sabine Pakora est actrice et comédienne. Aux Intelloes, elle a parlé des rapports de domination dans le monde du cinéma, du théâtre, et de la difficulté pour les femmes noires de s’y faire une place.

Pouvez-vous citer plusieurs noms de comédiennes noires françaises ? C’est de cette question qu’est né Noire n’est pas mon métier sorti le 3 mai dernier (éd. Seuil). Dans ce livre coup de poing présenté par l’actrice Aïssa Maïga, 16 femmes noires dénoncent le racisme et les stéréotypes qu’elles doivent affronter dans leur profession. Parmi elles, Sabine Pakora. Après avoir longtemps essuyé des refus et subi le manque d’opportunités professionnelles, l’actrice d’origine ivoirienne joue aujourd’hui des petits rôles à l’écran.

Sabine vit parfois son métier avec malaise, et dans un climat de tension . “Je n’ai pas toujours envie que mes amis et mes proches voient mes films, ou mes pièces de théâtre. J’y joue des rôles stéréotypés et empreints de racisme: ils sont construits dans un rapport d’infériorité et soulignent une origine exotique. Cela  passe par un accent africain exacerbé, ou des vêtements bariolés.” Avec finesse, la jeune femme analyse le monde du théâtre et du 7e art aujourd’hui. “Alors que la société avance et commence à  se questionner sur ses représentations, scénaristes, réalisateurs et metteurs en scène sont encore réticents à montrer des personnages non-blancs, ou des corps différents des normes.”

Noire n’est pas mon métier a permis à Sabine d’aborder des problématiques qui la concernent à part entière : les rapports de domination, et les discriminations. “En tant que femme, noire, française, comédienne, il était temps de s’emparer du sujet”, déclare-t-elle. Entretien.

Les Intelloes : Bonjour Sabine, peux-tu te présenter ?

Sabine Pakora : Je suis comédienne noire et française. Je précise ma couleur car cette dernière impacte mon travail.

Je suis arrivée en France à l’âge de quatre ans, j’ai été très tôt séparée de mes parents et de ma famille . Mes soeurs et moi-même sommes arrivées dans une région du sud de la France où notre identité n’était pas forcément la bienvenue.

Je suis la plus jeune de la famille, et les moments de partage avec ma fratrie étaient ceux durant lesquelles nous regardions la télé et des films ensemble.

Plus tard, j’ai constaté que les films permettaient d’exprimer des non dits.

J’ai toujours voulu devenir comédienne. J’ai obtenu un bac spécialité théâtre, et j’ai poursuivi mes études au conservatoire de Montpellier, puis à l’Esad à Paris.

Quelles difficultés as-tu rencontrées dans ton parcours ?

A mon arrivée dans la capitale à 19 ans, j’ai été surprise du manque d’opportunités. De plus, je n’avais pas de réseau. Lors du peu de castings que je passais, il m’était gentiment expliqué qu’on ne recherchait pas de Noire, ou sinon une femme plus âgée pour des tournages traitant de l’immigration.

On me refusait même des jobs d’ouvreuse! Je dénichais des boulots en tant que baby-sitter. Financièrement, c’était compliqué.

Au bout d’un moment et malgré moi, j’ai arrêté mes recherches et je me suis lancée dans la danse, qui m’a permis de garder intacte ma sensibilité artistique.

J’ai notamment joué dans  la comédie musicale Kirikou et Karaba de Michel Ocelot mis en scène par le chorégraphe  Wayne McGregor. J’ai aussi dansé avec la Compagnie Montalvo de  José Montalvo et Dominique Hervieux .

Malgré tout, tu as décidé de poursuivre ton rêve de devenir comédienne…

Lorsque je suis revenue à ce métier, j’ai constaté que  je me retrouvais sans cesse enfermée dans une identité dont je n’arrivais pas à me défaire. On m’imposait malgré moi un statut, une image qui n’était pas celle dans laquelle je m’étais construite.

J’étais constamment renvoyée à  des personnages exotiques, semblables à la domestique dans Autant en emporte le vent. Horrible ! Le raccourci était vite fait entre mon apparence physique de femme ronde et ma couleur de peau.

J’incarnais donc pour le cinéma la Mama parfaite ! À Montpellier, c’était un peu différent, notamment au conservatoire où mon identité d’apprentie comédienne noire fascinait. J’étais la seule élève noire de ma promo, et je décrochais systématiquement le rôle lors des castings, du fait de la  concurrence inexistante.

En région parisienne, la population noire, plus importante, n’est pas appréhendée de la même manière. Mais les préjugés subsistent : en cours de théâtre, certains profs estimaient que je devais ressentir ou exprimer mes émotions différemment  des autres parce que j’étais Africaine, et descendante de « peuples primitifs ».

J’ai commencé des études d’anthropologie, puis de sociologie pour comprendre l’enfermement dans lequel on me renvoyait sans cesse.

L’anthropologie a eu pour effet de me reconnecter avec mes origines et de me réapproprier mon identité. La sociologie, elle, a été un moyen de trouver de l’apaisement en analysant les ressorts systémiques de ces rapports de domination.

Comment as-tu accueilli la proposition d’Aïssa Maïga de participer à l’écriture du livre Noire n’est pas mon métier ?

J’ai d’abord eu peur d’être blacklistée si je participais à cet ouvrage. J’avais l’impression que la société française n’était pas prête à engager ce dialogue. Puis, le fait d’avoir une parole commune avec les autres auteures m’a rassurée. En groupe, on est toujours plus forts !

Je souhaitais vraiment livrer mon ressenti sur le métier. J’ai commencé par le bas de l’échelle, et j’ai vécu beaucoup d’expériences assez violentes. Il faut savoir que dans la “machine production”, un figurant est la dernière roue du carrosse. C’est un monde vraiment hiérarchisé, à la limite du féodalisme.

Souvent, les metteurs en scène et les réalisateurs pensent que mon apparence de femme ronde est un handicap pour mes personnages, alors que c’est loin d’être le cas. J’adore jouer, endosser d’autres identités!

L'actrice Sabine Pakora

L’actrice Sabine Pakora

On m’a souvent demandé de jouer des rôles de tantines qui tchipent en roulant des yeux, de banlieusarde, de migrante en situation de détresse. Tout cela donne l’impression de ressembler à un casting sauvage, comme si on m’avait ramassée à Château rouge! (quartier de Paris, ndlr.).

Pourtant, j’ai grandi une grande partie de ma vie dans un environnement blanc. D’abord dans une famille d’accueil avec des babas cools, puis en foyer avec des éducateurs, dont une soixante-huitarde que je considère aujourd’hui comme une membre de ma famille. Autour de moi, seule ma fratrie était noire.

Pourtant, les gens ne voient qu’une apparence de femme noire et grosse. C’est pénible et compliqué car on sent un regard empli de racisme.

Aimes-tu ton métier malgré tout?

Je vis ma pratique de comédienne de façon schizophrène. On me recrute pour faire du blackface, je déteste cela! Pourtant, c’est la seule façon d’exercer mon métier. Ces contradictions génèrent en moi des tensions. J’espère un jour monter mes projets ou travailler avec un réalisateur qui me considérera comme comédienne à part entière .

Aujourd’hui, malgré quelques belles opportunités de tournage, je joue majoritairement des personnages anecdotiques et stéréotypés.

Penses-tu qu’exercer ta profession aurait été plus facile si tu n’avais pas été noire ?

Il faut savoir que la situation peut aussi être compliquée pour les comédiennes blanches, qui doivent affronter la concurrence.

Néanmoins, une fois leur place faite dans leur métier, elles n’ont pas à payer le prix de la discrimination raciale.

Montée des Marches des 16 co-auteures de Noire n’est pas mon métier au festival de Cannes 2018

Comment expliquer le manque de diversité dans le monde du cinéma, de la télévision, du théâtre?

Une femme noire grosse au coeur du scénario, ça fait peur à l’écran ! Les réalisateurs se demandent: comment va-t-on pouvoir se projeter à travers elle, la trouver belle, intéresser les spectateurs ?

Le regard de l’homme valide ou invalide le corps de la femme, cette dernière est soumise à son approbation. Je ne vais pas rentrer dans des cases pour me soumettre aux diktats qui pèsent sur le corps des femmes.

Le cinéma français veut des filles mignonnes et normées. Il arrive souvent qu’un personnage noir désiré dans le scénario de départ disparaisse à la dernière étape du casting. Tout cela pour coller aux standards et aux préjugés habituels!

Mais quand je pense aux standards de beauté, je ne me limite pas à la France. En Italie, aux Antilles, en Angleterre, ou dans certains pays d’Afrique, mon identité et le regard  posé sur mon apparence, ne sont pas toujours soumis aux mêmes injonctions.

Aujourd’hui, le public prend en compte cette pluralité. Il veut voir d’autres destins, d’autres histoires, d’autres physiques!

Que dirais-tu aux jeunes filles noires qui veulent devenir comédiennes ou actrices?

Dans une société où l’on est discriminé, il faut fournir plus de travail que ceux qui ne le sont pas. Mais il ne faut abandonner ses rêves, aujourd’hui il est possible d’être dans l’action !

Quels sont tes projets pour le futur ? 

Je joue dans le film Black Snake de Thomas Ngijol et Karole Rocher (sortie le 26 décembre 2018, ndlr.). Je travaille sur des projets d’écriture personnels. J’ai aussi terminé un scénario de court-métrage, et j’écris un texte de seul en scène qui sera mis en scène par Frédéric Maragnani.

Propos recueillis par Ann-Laure BOURGEOIS 



 

 

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Sélection littéraire : cinq livres écrits par des femmes à se procurer en août /selection-litteraire-aout/ /selection-litteraire-aout/#respond Tue, 07 Aug 2018 15:51:35 +0000 /?p=5822   Les Intelloes ont sélectionné pour vous cinq livres à lire au mois d’ août. Au programme : polar féministe, BD pédagogique, romans captivants et album artistique. De quoi avoir de la lecture au bord de l’eau.  Les hordes invisibles de Louise Mey Quand le cyber harcèlement va trop loin. Dans son dernier roman policier, […]

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Les Intelloes ont sélectionné pour vous cinq livres à lire au mois d’ août. Au programme : polar féministe, BD pédagogique, romans captivants et album artistique. De quoi avoir de la lecture au bord de l’eau. 

Les hordes invisibles de Louise Mey
Les hordes invisibles de Louise Mey

© éditions Fleuve noir

Quand le cyber harcèlement va trop loin. Dans son dernier roman policier, Louise Mey – qui est aussi l’auteure de Chattologie jouée par Klaire fait Grr nous plonge dans les bas-fonds du web et des réseaux sociaux.

Pendant plusieurs mois, le lecteur s’immisce dans le quotidien particulier d’Alexandra Dueso, officier de police judiciaire à la brigade des crimes et délits sexuels à Paris. Dans ce département, on enquête sur les violences conjugales, les viols et les féminicides, entre autres. Mais Dueso ne s’est jamais habituée à ces immondices et continue d’être révoltée.

Un jour, Ilana, Clémentine et Francesca se présentent au commissariat. Depuis plusieurs heures, ces trois jeunes femmes reçoivent des centaines de messages contenant de menaces de mort et de viols suite à la parution d’une vidéo sur le bodypositive.

Malgré cela, la police municipale n’est d’aucune aide. Un long combat commence alors pour retrouver et faire juger les cyber-harceleurs.

Un polar féministe à dévorer d’une traite sur la plage ou dans son canapé.

Les hordes invisibles, Louise Mey, éditions Fleuve noir, paru le 24 mai 2018, 448 pages, 19,90 euros.

Vagin Tonic de Lili Sohn 
Vagin Tonic de Lili Sohn

© éditions Casterman

Une BD accessible et nécessaire. Après une trilogie sur sa bataille contre son cancer du sein (La guerre des tétons, éd. Michel Lafon), la dessinatrice Lili Sohn démystifie le vagin. Vagin Tonic est d’ailleurs sous-titré : « Mon petit guide décontracté de la foufoune ! »

L’auteure dénonce fermement le manque d’informations et les mythes qui persistent sur la sexualité féminine. Pour la « détabouiser », elle détaille l’anatomie du sexe féminin avec beaucoup de pédagogie et d’humour. Elle dessine la diversité des vagins que le porno ne sait pas montrer. Mais surtout, Lili Sohn offre des réponses précises aux questions que toutes les femmes se sont un jour posées sur leur sexualité.

Cette bande-dessinée est à lire et offrir à toutes les jeunes filles.

Vagin Tonic, Lili Sohn, éditions Casterman, paru le 6 juin 2018, 273 pages, 20 euros.

Au rendez-vous des élégantes de Susana Lopez Rubio
Au rendez-vous des élégantes de Susana Lopez Rubio

© éditions Presses de la cité

Un roman étonnant. Patricio n’aurait jamais dû rencontrer Gloria. En 1947, il quitte son village espagnol natal pour La Havane sans un sou en poche. Rapidement, il rencontre Le Barouf et Guzman qui deviendront ses meilleurs amis. Pour se nourrir, ils cirent des chaussures dans les rues.

Il se trouve que Patricio a un jour pour client le plus gros mafieux de la ville, et tache ses beaux souliers blancs. Un pistolet sur la tempe, Guzman rattrape l’erreur de son ami.

La série d’événements et de péripéties qui suit donne lieu à une histoire complexe et captivante. Ce roman est à dévorer sur le sable chaud. Ce dernier rappellera les passions qui se déchaînent au fil des pages.

Au rendez-vous des élégantes, Susana Lopez Rubio, traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Beraud, éditions Presses de la cité, paru le 16 mai 2018, 480 pages, 21,50 euros.

Trente filles de Susan Minot
Trente filles de Susan Minot

© éditions Folio

Inspiré par des faits réels, Trente filles est un double récit. C’est d’abord l’histoire de Jane Wood, romancière américaine. En proie à des questionnements existentiels, elle part enquêter sur le sort d’enfants kidnappés en Ouganda.

Au cours de son périple, les rencontres qu’elle fait témoignent d’une terrible réalité. Celle des rebelles qui enlevèrent 139 filles. Malgré les négociations de Soeur Giulia, directrice du pensionnat du village, trente d’entre elles restent aux mains de leurs ravisseurs. Esther, qui réussit à s’échapper, livre son récit à la romancière.

Dans un style sobre mais poignant, Susan Minot relate la folie des hommes, l’insécurité, la violence des rebelles.

En filigrane, l’écrivaine vit également une histoire d’amour avec Harry, une romance qui fait contrepoint à la brutalité des hommes en armes et au calvaire des jeunes filles captives. Un livre intelligent qui fait côtoyer douceur et barbarie, drame et survie.

Trente filles, Susan Minot, traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin, éditions Folio, paru le 21 juin 2018, 464 pages, 8,30 euros. HR

Graffeuses d’Élise Clerc et Audrey Derquenne
Graffeuses

© éditions Alternatives

« Les garçons n’ont pas le monopole du talent ! » Pour mettre en lumière le travail des graffeuses, Élise Clerc et Audrey Derquenne sont parties à la rencontre de 47 d’entre elles. Chacune raconte son histoire, son parcours, ses oeuvres, mais aussi les propos et clichés sexistes dont elles font l’objet. « Pas mal pour une fille », leur lancent souvent leurs confrères.

En France, un graffiti est passible d’une amende de 750 euros. Alors, ils les accusent aussi de « courir moins vite » ou d’être des « balances » par exemple.

L’ouvrage offre une vision globale des oeuvres de ces street-artistes en proposant des centaines de photos où tous les styles se confondent. Il prouve encore une fois que les filles aussi peuvent faire ce qu’elles veulent !

Graffeuses, Des années 90 à aujourd’hui, 47 filles du graffiti, Élise Clerc et Audrey Derquenne, éditions Alternatives, paru le 3 mai 2018, 240 pages, 28 euros. 

Judith BOUCHOUCHA et Héloïse RAKOVSKY

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Pour que les règles ne vous gâchent plus la vie : le dossier des Intelloes /dossier-regles-des-intelloes/ /dossier-regles-des-intelloes/#respond Mon, 09 Jul 2018 06:30:12 +0000 /?p=5847 Se passer de ses règles… Voilà une option qui plairait à beaucoup de femmes, notamment pendant les vacances d’été.  Alors qu’une femme sur dix souffre d’endométriose, et donc des douloureux symptômes qui y sont liés, de plus en plus de moyens émergent pour mieux vivre la période des menstruations. Les protections sont moins encombrantes. Et […]

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Se passer de ses règles… Voilà une option qui plairait à beaucoup de femmes, notamment pendant les vacances d’été. 

Alors qu’une femme sur dix souffre d’endométriose, et donc des douloureux symptômes qui y sont liés, de plus en plus de moyens émergent pour mieux vivre la période des menstruations. Les protections sont moins encombrantes. Et même, elles sont de plus en plus écologiques. De plus, des entreprises commencent à développer des appareils électro-stimulants permettant de réduire les douleurs. Toutes ces innovations peuvent faciliter la vie dès le premier jour des règles.

Pour aider ses lectrices à mieux apprivoiser leurs menstrues, Les Intelloes font le tour de ces solutions à travers un dossier. La rédaction se penche aussi sur les légendes qui entourent les règles. En bonus, vous apprendrez des expressions pour parler plus joliment de vos menstruations. La fondatrice du magazine raconte aussi un souvenir pour le moins inoubliable… La fameuse tâche sur le pantalon.

Retrouvez tous les articles de notre dossier ici :

  1. Les solutions pour ne plus avoir mal pendant ses règles
  2. Trois légendes sur les règles démystifiées par les Intelloes
  3. Mieux vivre ses règles : les protections hygiéniques alternatives
  4. Tache sur le pantalon : « La honte, tout le monde va savoir que j’ai mes règles » 
  5. Enquête : la sexualité pendant les règles, un tabou qui résiste

 

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Mieux vivre ses règles : les protections hygiéniques alternatives /les-protections-hygieniques/ /les-protections-hygieniques/#comments Mon, 09 Jul 2018 06:01:57 +0000 /?p=5918   Culotte menstruelle, serviettes lavables, cup. Ces protections qui n’existaient pas il y a quelques années se veulent révolutionnaires. Les Intelloes font un tour d’horizon des possibilités.  En mars 2017, Sara Manitoski, une Canadienne de 16 ans, mourait dans son sommeil. Les médecins légistes de l’État de Colombie-Britannique ont récemment rendu public le rapport sur les […]

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Culotte menstruelle, serviettes lavables, cup. Ces protections qui n’existaient pas il y a quelques années se veulent révolutionnaires. Les Intelloes font un tour d’horizon des possibilités. 

En mars 2017, Sara Manitoski, une Canadienne de 16 ans, mourait dans son sommeil. Les médecins légistes de l’État de Colombie-Britannique ont récemment rendu public le rapport sur les causes de cet événement tragique.

La lycéenne serait décédée après avoir contracté le syndrome du choc toxique (SCT) lié au port d’un tampon hygiénique.

Depuis plusieurs années déjà, des femmes se mobilisent pour connaître la composition de leurs tampons. En février 2016, une jeune Française, Mélanie Doerflinger, lançait une pétition pour en savoir plus sur les tampons. Cette dernière compte aujourd’hui 310 000 signatures.

Peu de temps après, l’association  60 millions de consommateurs publiait une enquête qui dévoilait la présence de perturbateurs endocriniens, d’herbicides, de chlore et autres produits toxiques dans les protections hygiéniques. Y compris dans les produits bio.

Cependant, une étude publiée le 20 avril dernier dans le journal de la Société américaine de microbiologie révélait que la composition des tampons ne serait pas responsable du SCT. C’est un temps de change trop long qui causerait la maladie.

Ainsi, dormir avec son tampon ou sa cup, ou en user pendant plus de huit heures serait dangereux. De plus, chercheurs recommandent de stériliser la coupe menstruelle avant chaque insertion, et jugent les instructions des fabricants insuffisantes. Ils préconisent d’utiliser une petite cup et de la remplacer par une seconde stérilisée lorsque le temps est écoulé.

Alors, comment fait-on pour choisir une protection hygiénique qui n’augmente pas les risques de SCT ? Les Intelloes ont demandé à quatre femmes raconter leur expérience avec leur protection hygiénique alternative préférée. Témoignages.

Vanessa, 31 ans, assistante maternelle à Lille, utilise des serviettes hygiéniques lavables. 

« J’utilise les serviettes hygiéniques lavables depuis deux ans. J’ai aussi testé la cup mais je n’étais pas à l’aise et surtout, j’avais la sensation de la sentir en permanence. À l’époque, je souhaitais contrôler ce qui était en contact avec mon intimité. Je voulais utiliser un produit basique à la composition saine et claire. Et qui, de plus, participe à la réduction de mes déchets.

Pour tenir un cycle, il est conseillé d’avoir une dizaine de serviettes hygiéniques lavables de plusieurs formats (jour, nuit et protège-slip). Il peut aussi être utile d’avoir plusieurs tailles afin d’adapter la serviette à son flux. Côté lavage, je les rince à l’eau froide et les place dans un filet direction la machine à laver. Il faut garder en tête qu’elles ne resteront pas aussi belles et immaculées qu’au premier jour, mais l’entretien est rapide et facile. » 

Léa, 18 ans, étudiante à Paris, utilise une coupe menstruelle.

« J’ai commencé par utiliser des serviettes mais je ne les ai jamais supportées. Je me sentais sale et inconfortable. Puis, j’ai testé les tampons. C’était une sorte de libération, sauf pour la plage. Avec le temps, c’est devenu une torture de les changer et d’en mettre un nouveau. Avoir mes règles était une corvée que j’appréhendais.

J’ai découvert la cup sur les réseaux sociaux et jai sauté le pas. Depuis huit mois, ça a changé ma vie, enfin surtout  la période des règles. La coupe menstruelle n’irrite pas, ne détruit pas la planète, et surtout je peux l’oublier pendant la journée. Il n’y a pas de fuite si elle est bien mise, pas d’odeur (contrairement aux serviettes) et pas visible (contrairement à la ficelle des tampons). Bref,  selon moi c’est la meilleure alternative ! »

Coupe menstruelle : une protection hygiénique alternative

© Pixabay

Pauline, 24 ans, employée polyvalente à Saint-Rémy-de-Provence, utilise une cup, des tampons bio et des serviettes bio. 

« Je me suis tournée vers le bio depuis un peu plus de 5 ans pour des questions de conscience. Au final, j’ai adapté tout mon mode de vie aux produits plus sains. »

Après m’être documentée sur les raisons du SCT, ou les conséquences des pesticides, je me suis lancée et j’ai acheté une cup en silicone médical il y a bientôt un an. C’est très pratique, économique et écologique. »

Magali, 40 ans, responsable paie a testé la culotte menstruelle de la marque FEMPO

« J’ai un flux très abondant depuis mon premier accouchement, et j’ai eu beaucoup ‘d’accidents’ avec les serviettes hygiéniques classiques.

Depuis, j’ai opté pour des protections très épaisses, qui ne sont pas forcément très confortables.

J’étais très sceptique à l’idée de porter une culotte menstruelle, mais j’ai été surprise de voir qu’il n’y a aucune fuite. Hormis cette légère sensation d’humidité qui m’a un peu faite paniquer au début, je suis vraiment ravie de porter un sous-vêtement léger qui me laisse respirer.

Seul bémol : l’investissement de départ. Il est préférable d’acheter plusieurs culottes, et un modèle coûte une trentaine d’euros. »

Une protection alternative

D’autres produits alternatifs existent pour mieux vivre ses règles, que ce soit tant pour l’aspect écologique que personnel, comme :

 

Le seul moyen de savoir quelle est votre protection préférée reste encore… d’essayer !

Judith BOUCHOUCHA avec Ann-Laure BOURGEOIS

 

Pour lire le reste du dossier : 

  1. Les solutions pour ne plus avoir mal pendant ses règles
  2. Trois légendes sur les règles démystifiées par les Intelloes
  3. Tache sur le pantalon : « La honte, tout le monde va savoir que j’ai mes règles » 
  4. Enquête : la sexualité pendant les règles, un tabou qui résiste

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